Sol y Tierra – Bruno Giner
10,30€
Sol y Tierra – Bruno Giner
Pour violoncelle seul.
Partition disponible au format imprimé ou en téléchargement.
Description
Sol y Tierra – Bruno Giner
Pour violoncelle seul.
Partition disponible au format imprimé ou en téléchargement.
Extrait audio
Le sous-texte de cette œuvre est la rencontre de deux itinéraires d’exil consécutifs à la guerre d’Espagne : le violoncelliste catalan Pau Casals et mon grand-père, le peintre valencien Balbino Giner García. Ils se sont rencontrés au début des années 1950 pendant leur exil en terre roussillonnaise. Très amicalement, Casals a demandé à mon grand-père de « chroniquer » picturalement le premier festival de Prades (juin 1950) qui allait voir le jour. Le résultat fut une série de 150 portraits, de Casals bien sûr, mais aussi de la plupart des musiciens ayant participé à cette première édition.
Chacun sait que Casals a magistralement ouvert ce premier festival le 2 juin 1950 en l’Eglise Saint Pierre de Prades en interprétant la Suite n° 1 de Jean-Sébastien Bach, celle en en sol majeur. Or, par polysémie, sol peut signifier terre en français mais aussi soleil en espagnol. Aussi ai-je contracté les deux sens : Sol y Tierra. Le rêve d’une terre perdue puis celle, adoptive, de l’exil. La polysémie fonctionne également dans les deux langues : espagnol = Sol y Tierra ; français = solitaire (Sol y Terre).
Musicalement – la symbolique est assez claire – Sol y Tierra expose une longue mélodie, brisée en plusieurs endroits mais capable de renaître après chaque cassure, jusqu’à finalement s’épanouir et grimper jusque vers les sommets l’instrument, encore et encore.
Ce jeu symbolique et polysémique se retrouve également dans certains « codages » de quelques notes de la partition. En effet l’œuvre débute par un Sol (tonalité ensoleillée de la Suite n° 1 de Bach) mais c’est aussi l’initiale du nom de famille de mon grand-père (G pour Giner en notation anglo-saxonne = sol) et donc du mien par la même occasion. Quelques do graves insistants et la partie bariolée dans la zone du do correspondent quant à eux au C de Casals (C = do en en notation anglo-saxonne). Coquetterie finale, la pièce termine sur un sib (initiale de mon prénom – B – en notation anglo-saxonne, mais aussi celle du prénom de mon grand-père), une manière comme une autre d’assumer cet héritage d’exil, tant familial que musical.
L’histoire de la rencontre entre Pau Casals et Balbino Giner García a fait l’objet d’une nouvelle intitulée Le crin et le fusain, écrite en 2012, éditions Istesso Tempo et disponible aux éditions François Dhalmann.
Bruno Giner
Informations complémentaires
| Poids | 0,040 kg |
|---|---|
| Brand | Editions Francois Dhalmann |
| Difficulté | |
| Duration | 5 – 8 mn |
| Formation | Solo |
| Instrument | violoncelle |
| Pages | 4 |
| Mode de livraison | Envoi à domicile ou relais colis, Numérique en téléchargement |












